Le temps des tomates

Après avoir passé plusieurs mois à bichonner vos semis de tomates sur un rebord de fenêtre, il est maintenant temps de les libérer dans leur environnement naturel: le potager.
Si vous achetez vos plants dans une jardinerie, vous pouvez rester aussi, les conseils suivants s’appliqueront bien évidemment de la même façon. Prenez tout de même soin de choisir des plants d’une vingtaine de centimètres dont le feuillage est bien vert et surtout qui ne présentent pas encore de fleurs.
Préparation du matériel et du terrain
L’idéal est de préparer le terrain quelques semaines à l’avance en enrichissant le sol avec du compost. Cette étape reste cependant optionnelle, vous pouvez très bien réussir vos plantations sans. Si vous réutilisez les tuteurs de l’année passée, ne négligez surtout pas leur nettoyage, traitez-les même à la bouillie bordelaise afin d’éviter la transmission de maladies ou de champignons tels que le terrible mildiou.
La plantation
Faites un trou d’une trentaine de centimètres et placez-y quelques poignées de terreau. Si vous pouvez vous procurer des feuilles d’ortie, mélangez-en au terreau, elles sont très riches en azote et vont nourrir le pied de tomate pendant les prochaines semaines.
Enfoncez votre tuteur dans ce trou, les pieds de tomates dépassant allègrement le mètre, ce support ne sera pas un luxe pour les garder droits.
Trempez maintenant quelques secondes votre godet dans l’eau et sortez la motte, surtout ne tirez pas sur la tige qui est encore fragile et risquerait de casser.
Positionnez le plant de tomate dans le trou en enterrant la plus grande partie possible de la tige. Rebouchez ensuite en tassant bien autour du pied.
Si vous voulez planter plusieurs tomates, écartez-les d’au moins 50 cm. Si vous avez, comme moi, un potager en carrés, on comptera uniquement un pied par case.

Quelques astuces pour mettre toutes les chances de son coté
Comme vos plants de tomates sont très espacés, profitez de la place pour planter des œillets d’Inde et/ou du basilic. En effet ces associations sont bénéfiques puisqu’elles vont éloigner les pucerons, le mildiou ou autres parasites.
Paillez le sol, c’est-à -dire recouvrez le sol d’une bonne couche d’écorce, de tonte de gazon ou tout simplement de paille (d’où le nom). Cette action va permettre de garder l’humidité et donc d’arroser moins souvent.
Ne jamais arroser les feuilles ! C’est une règle d’or pour les tomates, l’arrosage se ferra toujours au pied. L’excès d’humidité engendrerait presque assurément des maladies.

Et après?
Commencer par arroser régulièrement afin de favoriser l’enracinement.
Une fois que votre pied de tomate prendra de la hauteur, supprimez les « gourmands ». Ceux que l’on nomme ainsi sont en fait les tiges qui se forment à la base des feuilles. Pincez-les entre votre pouce et votre index afin de limiter leur développement. La sève sera alors concentrée sur vos fruits et non à la création de nouvelles feuilles (inutiles).
Par la suite, ajouter un peu de purin d’orties à votre eau d’arrosage (une fois par semaine) afin de fortifier les pieds.
Vous pouvez également effectuer un traitement préventif à la bouillie bordelaise, car comme dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir ![]()
Enfin, surveillez bien vos plantations et si par malheur une maladie se déclenche, supprimez rapidement les feuilles atteintes afin de freiner la contagion.
Un peu de patience et vous vous régalerez de gouteuses salades de tomates, d’autant plus que le basilic pour les agrémenter sera disponible juste à côté, il ne reste plus qu’à trouver un moyen de cultiver la mozzarella, mais ça, c’est une autre histoire
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Nicolas, du blog Autour du potager
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Merci à vous Béa pour votre commentaire
Les explications sont super claires et les photos très jolies. Merci pour toutes ces explications et pour les astuces.